TPE-PME : Comment gérer les retards de paiement ?

Les retards de paiement sont les éventualités qui hantent les TPE-PME à trésorerie fragile. C’est pourquoi, il est plus que vital pour l’entreprise de mettre en place une politique commerciale stricte qui va bien au-delà des relances téléphoniques et des mises en demeure de payer.

Créer une politique commerciale fixe

Quel est l’intérêt de gérer des retards de paiement s’il est possible de l’éviter ? Parmi les solutions les plus efficaces, vous pouvez vous prémunir des clients scrupuleux grâce à la politique de l’acompte obligatoire. Grâce à l’acompte, vous pouvez exiger une avance ou le règlement d’une partie de la somme avant la vente d’un produit ou la réalisation du service. Le plus étonnant, c’est qu’aucune législation ne fixe le montant maximal de l’acompte donc vous êtes libre de le faire selon vos convenances sachant toutefois que ces paiements anticipés ne doivent pas aller au-delà de 40 % de la facture totale. Cela suppose le fait de faire preuve de bon sens, car aucun client sain d’esprit ne verserait la totalité de la somme avant l’achat du produit ou la réalisation du service.

Dématérialisation des factures fournisseurs

Alors que les retards de paiement des TPE et PME repartent à la hausse, les entreprises se doivent, pour limiter autant que possible les délais de règlements de leurs fournisseurs, d’explorer tous les moyens propres à améliorer leur cycle de facturation. Il se trouve qu’en la matière, la dématérialisation des factures a déjà fait la preuve de son efficacité… Les solutions de dématérialisation des factures Yooz doivent être capables de couvrir le cycle de vie des factures jusqu’à son terme, c’est-à-dire leur archivage pour la durée légale maximale de 10 ans.

Sanctionner les mauvais payeurs

Plusieurs défaillances au sein de l’entreprise peuvent occasionner suite à un mauvais payeur, la raison pour laquelle une société peut faire appel à la pénalité financière. Si la loi reste muette sur l’acompte financier, elle pénalise les délais de paiement non respectés. Ce délai correspond à la durée entre la livraison du service ou la facturation d’un bien et le paiement du fournisseur ou le client. Selon la loi, ce délai ne devrait pas excéder les trente ou soixante jours et prend effet à compter de la date d’émission de la facture. Une fois arrivée à échéance, l’entreprise est dans son droit d’appliquer les pénalités financières pour chaque mois de retard. Un taux qui sera calculé en fonction du prix du service ou du bien. Souvent, il s’échelonne entre 10 à 20 % de la facture.

Saisir la justice pour forcer les mauvais payeurs

En dépit des relances téléphoniques, des pénalités financières et des propositions de régler la situation à l’amiable, les mauvais payeurs refusent de s’acquitter de ce qu’ils vous doivent. Vous pouvez alors saisir la justice grâce à la demande en injonction de payer. Une procédure qui vous permettra de saisir un tribunal en vue de forcer les mauvais payeurs à régler la facture. Cette demande sera par la suite déposée au bureau du greffier du lieu du domicile du débiteur. Toutefois, la démarche peut prendre des mois avant d’être accordée par le juge bien qu’il s’agisse d’un bon moyen pour faire plier les mauvaises volontés et de réparer les préjudices causés par un retard de paiement.

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